Joseph Kabila au «Soir»: «Mon successeur aura surtout besoin de dignité»

Il se prête rarement à l’exercice de l’interview. Pourtant, le président Kabila a accepté de faire le bilan de ses années au pouvoir avec notre collègue Colette Braeckman.
Il se prête rarement à l’exercice de l’interview. Pourtant, le président Kabila a accepté de faire le bilan de ses années au pouvoir avec notre collègue Colette Braeckman. - D.R.

De notre envoyée spéciale à Kinshasa

En place depuis 2001, Joseph Kabila n’a jamais été prolixe. Ses interventions publiques étaient millimétrées, ses interviews rares, ses silences étaient parfois plus éloquents que ses discours. Mais au moment de quitter le pouvoir après 18 ans de « règne », est venu le temps des bilans, des réflexions et l’un des chefs d’Etat les plus réservés d’Afrique a accepté de baisser la garde. L’entretien de près de deux heures qui nous a été accordé en exclusivité avait été préparé par Albert Yuma, le PDG de la Gecamines, qui avait, lui, décidé de répondre à ce qu’il appelle les « calomnies » visant son entreprise, le principal employeur du pays. Il est certain que celui que ses collaborateurs appellent le « Raïs » (chef en swahili) a suivi et approuvé l’offensive menée par l’ancien « patron des patrons ».

Vous désirez lire la suite ?
7,5€/mois pendant 6 mois
(sans engagement)
J'en profite
Chargement
A la une
Tous

En direct

Le direct