Août - La crise des migrants

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Jusque là, on fermait les yeux. La « crise de l’immigration », comme on l’appelait encore, ça se passait en Turquie, en Grèce, en Italie. A Calais au pire. Ce n’étaient que des images lointaines et désincarnées de bateaux renversés et dont bien des Européens se fichaient comme d’une pomme, n’est-ce pas. En cet été, les digues cèdent et les réfugiés de Syrie, d’Irak et d’ailleurs sont sous nos fenêtres. Au début août, l’Office des étrangers commence à suffoquer. Et, c’est un comble (pour lui), Theo Francken (N-VA), secrétaire d’Etat à l’asile, est obligé d’ouvrir ces places d’accueil que Maggie De Block (VLD), occupant autrefois son poste, s’était flattée de fermer. On prend même Francken en flagrant délit de courage (« L’immigration est positive, dit-il en ce mois d’août. Un pays sans immigration est désastreux. »)

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