Fanny Ardant: «N’avoir peur ni des chagrins, ni des échecs, ni de la réprobation, ni de la société»

Fanny Ardant incarne dans «
Ma mère est folle
» une femme libre confrontée à un fils un peu trop sage à son goût.
Fanny Ardant incarne dans « Ma mère est folle » une femme libre confrontée à un fils un peu trop sage à son goût. - Reporters / Abaca

Une rencontre avec Fanny Ardant, c’est un peu comme larguer les amarres pour prendre la mer sans savoir si le temps sera calme ou tempête, si la prochaine côte est proche ou lointaine. Car quand Fanny Ardant apparaît dans la vie comme dans un film, un monde singulier se déploie. A la fois sensuel et mystérieux, enfantin et profond, joyeux et douloureux. Toujours un peu, beaucoup borderline. Avec cette voix ensorcelante, ce regard intense. Quand elle se raconte, elle s’exalte, décolle, sombre, revient, s’enthousiasme, claque des doigts, éclate de rire. A bientôt 70 ans, mère de trois enfants, amoureuse absolue du plaisir de l’instant, elle se livre fragile et incandescente, toujours ardente, avec classe et élégance. Rappelons qu’elle était fille de colonel, issue d’une vieille famille originaire de Limoges. Fanny Ardant, c’est d’abord Les dames de la côte, de Nina Companeez, un feuilleton de la fin des années 70. C’est surtout La femme d’à côté et Vivement dimanche !, de François Truffaut.

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