Nobel de la Paix: comment les anges de St-Pierre ont veillé sur Panzi

Cadière et sa troupe sont allés dix-huit fois en mission à Panzi. Parfois à quelques kilomètres des combats.
Cadière et sa troupe sont allés dix-huit fois en mission à Panzi. Parfois à quelques kilomètres des combats. - Dominique Duchesnes.

Si le professeur Denis Mukwege reçoit lundi à Oslo le Prix Nobel de la Paix, c’est parce qu’il a réparé 40.000 femmes ravagées, éventrées, démolies par la guerre. Point barre. Mais il n’aurait pas pu le faire seul. Sur place, il a trouvé de l’aide, du soutien, des équipes. Avec parfois le drame quand, en 1996, l’hôpital de Lemera est attaqué par les chiens de guerre. Tous ses collaborateurs sont tués et tous les malades assassinés dans leur lit. « Il m’a fallu deux ans pour pouvoir à nouveau opérer. J’avais le sentiment que si j’opérais encore, mes malades seraient des cibles pour un nouveau massacre. Cela a été très difficile à surmonter », nous confie-t-il. Il y a une semaine, honoré par l’hôpital Saint-Pierre à l’occasion d’une opération d’une autre réfugiée-survivante, il a eu les larmes aux yeux pour dire que « ce Prix Nobel est aussi le vôtre » aux équipes de St-Pierre.

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