La supplique de Mark Lilla aux progressistes

La supplique de Mark Lilla aux progressistes
Christophe Dellory.

Sur les questions de race et de genre, les États-Unis – et plus singulièrement la gauche américaine – sont entrés dans une véritable hystérie morale, qui rend impossible tout débat public rationnel. Les « progressistes » ont délaissé la persuasion démocratique pour s’engager, à cor et à cri, dans la dénonciation hautaine. Et une certaine gauche européenne, à la recherche d’un nouvel élan, lorgne avec intérêt sur ce qui se passe outre-Atlantique.

Ce constat n’est aucunement l’œuvre de quelque polémiste conservateur agacé par le « politiquement correct », mais de Mark Lilla, professeur de sciences humaines à Columbia University (New York), qui se trouve être l’intellectuel américain de gauche le plus fécond de ces vingt dernières années – auteur du passionnant Le Dieu mort-né : la religion, la politique et l’Occident moderne (Seuil, 2010).

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