Cinq heures d’attente, mordus par le froid, l’épreuve imposée aux demandeurs d’asile

Les files sont longues devant les bureaux, certains dorment sur place pour être sûr d’être parmi les premiers. Si femmes et enfants sont sortis de la file par les associations, ce n’est pas le cas des hommes.
Les files sont longues devant les bureaux, certains dorment sur place pour être sûr d’être parmi les premiers. Si femmes et enfants sont sortis de la file par les associations, ce n’est pas le cas des hommes. - Sylvain Piraux.

Le long du mur d’enceinte du Petit château, à Bruxelles, les visages sont abrutis de fatigue, les corps crispés par le froid. Depuis 4h, 5h du matin, ils attendent, dans l’espoir qu’on les laisse entrer dans les bureaux de l’Office des Etrangers, qui vient d’y prendre quartier. Ce sacerdoce, répété pour certains chaque jour depuis des semaines, est le seul moyen de déposer une demande d’asile depuis que l’ex-secrétaire d’Etat Theo Francken a imposé des quotas à son administration (60 dossiers par jour). Les refoulés, venus de Gambie, Afghanistan, Yémen, Sierra Leone, etc, n’obtiennent ni rendez-vous, ni abris. Reste la gare, la rue ou pour les plus chanceux une place d’hébergement citoyen. Et on recommence le lendemain.

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