Antoine Volodine, tribulations étranges dans l’ailleurs sombre

Antoine Volodine, l’unique représentant du post-exotisme.
Antoine Volodine, l’unique représentant du post-exotisme. - Jérôme Panconi.

Où est-on dans les romans d’Antoine Volodine ? Mystère. C’est un ailleurs sombre aux paysages quasi désertiques comme irradiés par une apocalypse, un entre-deux étrange qui fait tantôt penser aux anciennes républiques soviétiques d’Asie, qui ressemble tantôt au bardo, cet état intermédiaire entre la méditation, le sommeil et la mort. D’ailleurs les personnages sont-ils morts ou vivants ? La frontière entre la vie et la mort, chez Volodine, est poreuse.

Eliane Schubert est interrogée sur ce qui est arrivé dans ce village du Hölkhög où elle était prisonnière avec deux autres femmes d’une troupe de théâtre itinérante. Qui mène l’interrogatoire ? Un agent du Parti ou de l’Organisation ? Mais tout dans ce monde montre que le Parti a raté la réalisation de son rêve politique, qu’il n’y a plus de pouvoir nulle part sauf dans le chef de bandes de prédateurs à cheval qui manquent de scrupules mais pas de cruauté.

Vous désirez lire la suite de cet article ?
1€ pour 1 mois (sans engagement)
J'en profite
A la une
Tous

En direct

Le direct