«Les quatre gars», mecs plus ultra

Claire Renaud, un style gouailleur et pétri d’humour.
Claire Renaud, un style gouailleur et pétri d’humour. - D.R.

C’est sans doute l’effet Noirmoutier, la proximité des marais salants, tout ça : Les quatre gars (dès 11 ans), de Claire Renaud, dépose sur nos rétines un petit goût iodé, comme on goûterait un reste de sel à la commissure des lèvres après s’être baladé au contact de doux embruns. Tendrement salé, comme les larmes d’un enfant, ce roman pour ados a décidément toutes les vertus du chlorure de sodium, mais alors en paquets de gros sel plutôt qu’en condiment raffiné car, dans cette famille, la vie crisse à la manière d’un râteau sur les œillets du salin. «  Chez nous, ça ne parle pas, ça rit peu, nous prévient le narrateur, petit garçon de 9 ans. On est quatre. Tout le monde nous surnomme “la famille Dégâts”, vu qu’on n’est que des gars.  »

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