Survol de Bruxelles: un dossier où il y a un peu de tout mais rien de très cohérent

Les seules tentatives de modification opérationnelle proposées aux riverains-électeurs se sont généralement limitées à déplacer les nuisances subies par les habitants survolés d’un groupe à un autre, constate le rapport.
Les seules tentatives de modification opérationnelle proposées aux riverains-électeurs se sont généralement limitées à déplacer les nuisances subies par les habitants survolés d’un groupe à un autre, constate le rapport. - Sylvain Piraux.

Le premier chapitre de l’étude d’incidence sur les nuisances sonores de l’aéroport de Bruxelles a un mérite principal : tout le monde en prend pour son grade. L’État (actionnaire à 25 %) et ses différents gouvernements, les Régions, la Justice… mais aussi les riverains. Il met à plat les raisons qui font du survol de Bruxelles et de sa périphérie un sujet de Une depuis des années. Sous ses dehors techniques et diplomatiques, la conclusion générale qui émane du rapport est « aurait pu mieux faire ». Voire « franchement mieux faire ». Les seules tentatives de modification opérationnelle proposées aux riverains-électeurs se limitant généralement à déplacer les nuisances subies par les habitants survolés d’un groupe à un autre. Surtout, la société de consultance française finalement choisie pour réaliser l’étude (Envisa) tend ainsi à prouver son indépendance en montrant qu’elle ne craint pas de mettre les pieds dans le plat et à secouer les institutions.

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