La Belgique freine sa folle expansion urbaine

© Mathieu Golinvaux | Le Soir
© Mathieu Golinvaux | Le Soir

Chaque jour depuis 1988, 18 nouveaux terrains de football en moyenne sont affectés à la construction dans le pays. En 30 ans, ce sont ainsi plus de 1.400 km2 du territoire qui ont été gagnés par la fièvre immobilière, soit, pour donner un autre ordre de grandeur, l’équivalent de neuf fois la taille de la Région bruxelloise. Plus qu’une tendance, il s’agit là d’une vraie lame de fond qui place la Belgique à un sommet européen en termes d’artificialisation des terres pour le bâti, juste derrière Malte et devant les Pays-Bas, selon les derniers chiffres d’Eurostat.

Mais, alors que la Flandre a décrété le stop au béton pour 2040, et que la Wallonie lui a emboîté le pas, se fixant le même cap en 2050, la place est de plus en plus comptée, et la tendance à l’étalement urbain est de moins en moins la norme en Belgique, comme il ressort des derniers chiffres de l’occupation du sol publiés par Statbel sur base du registre cadastral.

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