Linn Ullmann, au nom du père

De ses parents, elle dit
: «
Ils voulaient être libres. Ils voulaient être des enfants.
»
De ses parents, elle dit : « Ils voulaient être libres. Ils voulaient être des enfants. » - d.r.

Le rituel était immuable. Chaque jour, à 15 heures, il regardait un film dans la salle de projection de sa maison de Hammers, sur l’île de Farö. Il arrivait dix minutes à l’avance et attendait de ses proches qu’ils aient la même ponctualité. Mais ce jour-là, se souvient Linn Ullmann, dans le livre qu’elle consacre à la mémoire de son père, celui-ci était arrivé à 15 h 07. Avec dix-sept minutes de retard sur le rituel. Ce fut là le premier avertissement. Le début d’un long chant de cygne. Le crépuscule était là. Le rideau allait tomber. La grande nuit était imminente.

Linn Ullmann ne cite à aucun moment le nom ni le prénom de ce père suédois. Pas un mot non plus pour identifier sa mère norvégienne, star de cinéma. Comme si, avec ce roman poignant, écrit d’une plume remarquable, elle s’était juré qu’elle ne sacrifierait pour rien au monde à la mode de la biographie de célébrités.

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