Fonds libyens: le listing erroné transmis par Didier Reynders

Dans sa lettre aux autorités libyennes d’août 2012, Didier Reynders évoquait pêle-mêle les enjeux du «
dégel
» éventuel de fonds libyens détenus dans des banques belges et le sort d’entreprises qui réclamaient un paiement.
Dans sa lettre aux autorités libyennes d’août 2012, Didier Reynders évoquait pêle-mêle les enjeux du « dégel » éventuel de fonds libyens détenus dans des banques belges et le sort d’entreprises qui réclamaient un paiement. - Belga.

La missive a tout ce qu’il y a de plus officiel. Le 1er août 2012, le ministre des Affaires étrangères et du Commerce extérieur, Didier Reynders (MR), écrit en anglais à son homologue libyen, Achour Ben Khayal. Après les banalités diplomatiques d’usage, le libéral entre dans le vif du sujet : les milliards libyens. « Je voulais vous informer des fonds que la Libye détient toujours dans des institutions financières établies en Belgique. » En pièce jointe, un premier document recense les avoirs détenus par le pays chez BNP Paribas-Fortis et ING (qui n’étaient pas gelés sur décision de l’ONU) et ceux, gelés, détenus chez Euroclear Bank au nom des fonds souverains LIA et Lafico. Les fonds détenus par Euroclear sont, aujourd’hui encore, toujours gelés en vertu du règlement européen transcrivant la décision onusienne. Mais on a appris depuis que les intérêts générés par ces fonds ont été libérés par l’administration belge, en violation des recommandations de l’ONU.

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