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«De l’urgence de repenser notre démocratie»

«De l’urgence de repenser notre démocratie»

L’année 2019 sera celle du changement. Parce que le changement est dans l’air et touche tous les domaines de la société. A commencer par notre système politique, qui montre de plus en plus ses limites. Une démocratie plus représentative et participative pourrait voir le jour, si l’on prend la peine de s’y attarder et de se poser les bonnes questions. Des alternatives existent.

La contestation marque de plus en plus notre quotidien, mettant en évidence les questions auxquelles nos dirigeants n’ont pas trouvé de réponse jusqu’ici. On la retrouve dans la colère sourde ou l’appel tranquille des manifestations récentes, dans les gestes bénévoles des initiatives citoyennes, dans la lutte patiente et obstinée pour le respect des droits humains dans le monde... Sans compter les actions, moins médiatisées mais tout aussi populaires, pour changer notre mode de consommation, promouvoir la mobilité douce ou pour de meilleures conditions de vie et de travail...

Quand les gens manifestent contre la précarité ou pour sauver le climat, ils et elles sont nombreux à ne pas vouloir suivre un drapeau ou le logo d’un parti politique. Par crainte de la récupération, des discours électoralistes, de l’alignement sur une idéologie, quelle qu’elle soit. Dans l’esprit de certains, faire de la politique implique d’évoluer dans un monde de requins, où règnent coups bas et magouilles. Et pour bon nombre d’entre nous, les politiciens font partie d’une classe privilégiée, loin de la vie quotidienne des gens. On en vient même à trouver que c’est une affaire compliquée, on se dit:« La politique, c’est pas pour moi ! » Mais, en réalité, quand on se mobilise, change ses habitudes, se pose des questions sur ce qu’on pourrait améliorer, c’est ce qu’on fait : de la politique !

Besoin des opinions de tout le monde

Le problème ne viendrait-il pas de ce qu'est devenu notre système représentatif ? Ne devrait-on pas pouvoir s’exprimer autrement qu’une fois tous les cinq ans, par le biais d’un bulletin de vote ? Ces femmes et ces hommes qui voteront le 26 mai prochain ont leur mot à dire dans ce qui se décide pour leur société. Ne devrait-on pas pouvoir s’exprimer autrement qu’en choisissant qui va décider pour nous ? Si l’on donne aux citoyen·nes les moyens de s’informer sur certains dossiers, ils et elles sont tout à fait à même de se former une opinion et de discuter des questions qui les concernent. Pour une politique légitime et soutenue, on a besoin d’un vrai débat et des opinions de tout le monde. Quelle que soit l’échéance électorale, quel que soit l’enjeu idéologique, il faut réenchanter nos démocraties.

Le moment est venu d’enrichir notre système en créant un organe légitime de débat et de réflexion, une place pour la confrontation de tous les idéaux et opinions au sein de notre société. Un endroit, somme toute, qui permette à de nouvelles solutions d’émerger. L’idée n’est pas neuve : elle consisterait à tirer au sort des citoyen·nes, et créer ainsi une assemblée représentative de la population, où tout un chacun pourrait siéger un jour ou l’autre. Et surtout, veiller à ce que cette assemblée bénéficie d’un réel soutien institutionnel et d’un pouvoir décisionnel, au même titre que le parlement.

C’est l’ambition du mouvement Agora, qui souhaite tenter l’aventure en région de Bruxelles-Capitale. Compléter le système en place avec une assemblée représentative composée de citoyen·nes bruxellois·es tiré·es au sort. Agora veut développer un dispositif transparent, encadré par des professionnels et protégé des enjeux électoraux. Une assemblée souveraine, qui définit son propre programme et émet des propositions de loi, mais change régulièrement de composition, indépendamment du rythme des élections et de la vision à court-terme que cela implique.

Une solution concrète

Agora propose une solution concrète et immédiate à la crise de légitimité et d’efficacité qui pèse sur nos institutions démocratiques. Le mouvement envisage de créer une assemblée de Bruxellois·es et de porter la voix de cette assemblée directement au Parlement bruxellois. Avec pour objectif de transformer le système de l’intérieur, de manière à améliorer notre mode de représentation.

2019 sera l’année du changement. Faisons en sorte qu’il soit démocratique !

Pour pouvoir agir concrètement, Agora a besoin des Bruxellois·es. En tant que signataires de ce document, nous soutenons Agora dans sa démarche de présenter une liste aux élections régionales à Bruxelles. Signez avec nous pour soutenir le dépôt de cette liste, informez-vous en ligne ou auprès des membres du mouvement et parlez-en autour de vous.

Plus d’infos sur www.agora.brussels.

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