Dior, à la fille, à la mort

Les codes maison revisités par la créatrice Maria Grazia Chiuri défilent devant l’Abécédaire de corps féminins signés Tomaso Binga.
Les codes maison revisités par la créatrice Maria Grazia Chiuri défilent devant l’Abécédaire de corps féminins signés Tomaso Binga. - EPA

Depuis Paris

A l’heure de la sieste, sous le soleil, la Rive Gauche a des allures de Riviera. Plus indolente que surexcitée, la foule qui attend devant le musée Rodin, rue de Varenne, en tee-shirt griffé, mini-jupe trop chère et sandales nu-pieds, pourrait tout aussi bien faire la file pour deux boules fragola-stracciatella sur le port de San Remo.

Mais sous la tente Dior qui se dresse, toute scintillante, dans le jardin du musée, l’ambiance n’est pas au farniente. Pour scénographier le défilé de sa collection hivernale, la créatrice Maria Grazia Chiuri a fait appel à Tomaso Binga qui, contrairement à ce que son nom laisserait penser, est une fille. Une jeune fille de 88 ans, artiste et écrivaine italienne qui décida dans les années 70 de prendre un pseudonyme masculin pour parodier les privilèges culturels réservés aux hommes.

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