Emploi: le parcours d’obstacles des immigrés

Rozy-Khan Shinwari, 25 ans est aidé par Patrick Beauvois, 63 ans à l’association Duo For Job, pour faire son CV. Aujourd’hui le jeune homme a pour projet d’intégrer une formation de vendeur.
Rozy-Khan Shinwari, 25 ans est aidé par Patrick Beauvois, 63 ans à l’association Duo For Job, pour faire son CV. Aujourd’hui le jeune homme a pour projet d’intégrer une formation de vendeur. - Dominique Duschesnes

E n Afghanistan, pour chercher du boulot, vous allez voir directement les gens. On vous donne 2-3 jours de travail et puis on va chercher ailleurs. Ici, c’est complètement différent, il faut un diplôme, de l’expérience, tel ou tel contrat… » Dans un français impeccable, Rozy-Khan Shinwari, 25 ans, raconte doucement sa galère devant le labyrinthe indéchiffrable censé le mener à un emploi. Malgré les meilleurs soins du CPAS et d’Actiris, le jeune réfugié arrivé fin 2015 s’est trouvé dans une impasse : trop d’informations, trop de non-dits, des codes qu’il ne maîtrise pas. Ce sont des amis afghans qui l’orientent vers Duo for a Job, une association spécialisée dans l’aide à la recherche d’emploi via un système de mentorat. En cinq ans l’ASBL a mis 1.330 jeunes chercheurs d’emploi issus de l’immigration en relation avec un travailleur senior ou retraité, rompu au marché du travail belge.

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