Quitter Bruxelles: à Liedekerke, les nouveaux arrivants sont un enjeu électoral

Photo prétexte. © Pierre-Yves Thienpont | Le Soir
Photo prétexte. © Pierre-Yves Thienpont | Le Soir

Une église datant du 19e siècle, une piscine municipale, des maisons mitoyennes, des cafés aux coins des rues… Liedekerke ne détonne pas vraiment dans le paysage brabançon. Mais si la commune a récemment défrayé la chronique, c’est surtout en raison des remous politiques autour de l’immigration issue de Bruxelles. Le clocher a beau résonner d’un même tintement, les sons de cloche des habitants ne pourraient pas être plus différents.

« Au-dessus de Dilbeek, on ne peut pas parler français », tonne Hilde, entre deux coups de croquet. La retraitée n’en démord malgré les contestations de ses camarades de jeu. « Si je vois qu’un Arabe ou un Noir fait des efforts pour s’intégrer et parler néerlandais, il m’arrive de lui répondre en français, je ne vois pas où est le problème », argue Harry, ancien assistant social. « T’as vraiment l’étiquette CD&V collée sur le front », ne peut s’empêcher de railler la pimpante septuagénaire.

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