L’abattage rituel de Gorge Mastromas Le capitalisme passé au croc du boucher

<span>L’abattage rituel de Gorge Mastromas</span> Le capitalisme passé au croc du boucher

Avec un tel titre, on s’attend forcément à voir quelques personnages finir en carcasses sanguinolentes, mais c’est surtout un équarrissage en règle du capitalisme qui advient. Dans ce conte très faustien, où l’on ne pactise pas avec le diable mais avec des fonds vautour et autres investisseurs sans scrupule, ce sont surtout les abats de l’ultralibéralisme qui passent sous le hachoir.

Avec une morale appuyée et une intrigue interminable (plus de deux heures), la pièce du Britannique Dennis Kelly dépiaute le parcours de Gorge Mastromas, enfant intègre qui, à l’âge adulte, vendra son âme aux rapaces financiers pour faire partie, enfin, du camp des vainqueurs.

A la mise en scène, Yasmina Douieb prend la connotation bouchère du titre au pied de la lettre, plantant ses personnages dans une sorte de chambre frigorifique, segmentée par d’épais rideaux de plastique transparent, comme à l’abattoir.

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