Pascal Bruckner: «Le monde occidental est le bouc émissaire des malheurs de la planète»

Selon Pascal Bruckner, l’Europe est souvent rappelée à son passé colonial par des leaders qui ne sont eux-mêmes pas exempts de tous reproches.
Selon Pascal Bruckner, l’Europe est souvent rappelée à son passé colonial par des leaders qui ne sont eux-mêmes pas exempts de tous reproches. - Mathieu Golinvaux.

En 2006, dans son essai La tyrannie de la pénitence, sous-titré Essai sur le masochisme occidental (Grasset), Pascal Bruckner expliquait que, depuis un demi-siècle, la philosophie occidentale était à la fois une parole émancipatrice et la mauvaise conscience de son temps. « Le monde entier nous hait et nous le méritons bien »  : telle était en gros, selon lui, la conviction d’une majorité d’Européens, du moins à l’Ouest.

Qu’en est-il de ce complexe de culpabilité aujourd’hui, à l’heure où les anciens peuples colonisés réclament excuses voire réparation et où le réchauffement climatique a été scientifiquement imputé à l’homme – et plus singulièrement aux sociétés industrielles ? Nous avons profité de sa venue ce samedi à Bruxelles, où il donnera une conférence avec Rik Torfs (1), pour refaire le point avec lui.

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