«Tu paies ou on te prend un rein», les migrants dans l'enfer libyen

Il y a quelques mois, un officiel libyen évoquait dans la presse le chiffre de 20.000 migrants enfermés à l’échelle du pays (ceci est une photo d’illustration, NDLR).
Il y a quelques mois, un officiel libyen évoquait dans la presse le chiffre de 20.000 migrants enfermés à l’échelle du pays (ceci est une photo d’illustration, NDLR). - REUTERS

L’enfer. A chaque fois la même métaphore pour décrire les conditions de vie des migrants en Libye. Un enfer sans issue.

L’enfer, Adem Omar, 22 ans, l’a traversé, enduré dans sa chair. L’enfer le poursuit dans ses rêves, même ici, en Belgique.

Ils te mettent sur une chaise, les mains liées dans le dos, les pieds attachés. Et puis ils jettent un seau d’eau pour que tu sois trempé. Là, ils mettent les fils électriques.

Le cauchemar, à vrai dire, a commencé avant la Libye. Le petit groupe d’Éthiopiens et Somaliens avec lequel il a quitté Addis Abeba est amené dans une maison au Soudan. On ne tarde pas à leur annoncer la couleur : s’ils veulent sortir, il faudra payer. 3.000 dollars. Adem Omar qui a quitté précipitamment l’Éthiopie est loin d’avoir une telle somme. Et pas question de demander de l’argent à sa famille, qu’il fuit.

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