Métis de la colonisation: les excuses de Charles Michel suffisent-elles?

L’an dernier, l’association des Métis de Belgique, dont François d’Adesky (le 4
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 en partant de la gauche) est un des co-fondateurs, a été entendue au parlement francophone bruxellois.
L’an dernier, l’association des Métis de Belgique, dont François d’Adesky (le 4 e en partant de la gauche) est un des co-fondateurs, a été entendue au parlement francophone bruxellois. - D.R.

François d’Adesky est né d’un père colon et d’une mère rwandaise. Avec ses frères et sœurs, ils sont placés à l’Institut de Save, un internat pour enfants métis au Rwanda. A l’âge de sept ans, dans les années 50, il est parmi les premiers métis à arriver en Belgique. La fratrie vit d’abord avec le père – qui les avait reconnus, cas plutôt rare – puis est prise en charge par une association de protection des « enfants mulâtres ». Hautement diplômé, ancien directeur au sein des Nations Unies, cet homme de 73 ans a co-fondé l’Association des Métis de Belgique (AMB) et se bat depuis des années pour que la Belgique s’excuse auprès de ces enfants de la colonisation, arrachés à leur mère et placés de force à l’adoption. Pour lui, il s’agit donc d’un jour historique.

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