François d’Adesky: «La première fois que la Belgique affronte sa mémoire coloniale»

François d’Adesky est le cofondateur de l’Association des métis de Belgique. Pour lui, les excuses du Premier ministre, qui seront prononcées demain, sont historiques.
François d’Adesky est le cofondateur de l’Association des métis de Belgique. Pour lui, les excuses du Premier ministre, qui seront prononcées demain, sont historiques. - D.R.

François d’Adesky est né d’un père colon et d’une mère rwandaise. Avec ses frères et sœurs, ils sont placés à l’Institut de Save, un internat pour enfants métis au Rwanda. A l’âge de sept ans, dans les années 50, il est parmi les premiers métis à arriver en Belgique. La fratrie vit d’abord avec le père – qui les avait reconnus, cas plutôt rare – puis est prise en charge par une association de protection des « enfants mulâtres ». Hautement diplômé, ancien directeur au sein des Nations unies, cet homme de 73 ans a co-fondé l’Association des Métis de Belgique (AMB) et se bat depuis des années pour que la Belgique s’excuse auprès de ces enfants de la colonisation, arrachés à leur mère et placés de force à l’adoption. Pour lui, il s’agit donc d’un jour historique.

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