Métis de la colonisation: «On était comme les orphelins de la Belgique»

François Milliex, Evelyne Schmit et Ketlie Lopez, membres de l’Association des Métis de Belgique.
François Milliex, Evelyne Schmit et Ketlie Lopez, membres de l’Association des Métis de Belgique. - Mathieu Golinvaux

Toute ma vie a été gâchée par cela. À la Chambre, quand le Premier Ministre a présenté ses excuses, j’ai commencé à pleurer. Et j’ai pensé à ma mère : elle ne vit plus, mais sa souffrance est enfin reconnue. » Evelyne Schmit est née d’une mère rwandaise et d’un père belge administrateur territorial de l’ancien empire colonial. Comme de nombreux enfants métis, elle est arrachée à sa mère vers l’âge de deux ans pour être placée dans un orphelinat au Congo. « Je ne m’en souviens pas, mais on m’a raconté que j’avais pleuré à tue-tête pendant trois jours. Personne ne venait, on nous laissait seuls dans nos petits lits. J’ai dû croire que j’allais mourir. »

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