En France, après trois mois de grand débat, un fossé demeure

Pour Edouard Philippe, la réponse au grand débat devra nécessairement passer par la baisse de la dépense publique.
Pour Edouard Philippe, la réponse au grand débat devra nécessairement passer par la baisse de la dépense publique. - Reuters

Le lieu avait été étrangement choisi. Le Grand Palais, au bas de l’avenue des Champs-Elysées, la « plus belle » artère du monde investie (et saccagée) de nombreux samedis depuis novembre par les gilets jaunes. Mais dans l’assemblée où l’on comptait bon nombre de ministres et quelques élus ceints de l’écharpe tricolore, aucune chasuble fluo. À peine un agitateur venu hurler qu’Emmanuel Macron devrait être jugé pour « haute trahison », vite raccompagné d’ailleurs par le service d’ordre. Ce lundi, durant la longue synthèse du grand débat national organisé pendant trois mois dans le pays, pas une seule fois le mot « rond-point » n’est revenu. Comme si, au terme de cette consultation inédite, deux expressions subsistaient. L’une, criée désespérément dans les manifestations. Et l’autre, courtoise, livrée dans les dix mille réunions locales organisées partout sur le territoire.

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