Nasrine Sotoudeh et les cités sans voiles

Manifestation pour la libération de Nasrin Sotoudeh, sur la Place des Nations à Genève. C’était il y a un peu plus de huit ans. Grâciée en 2013, l’avocate iranienne et spécialiste des droits de l’homme est à nouveau emprisonnée et condamnée à 148 coups de fouet.
Manifestation pour la libération de Nasrin Sotoudeh, sur la Place des Nations à Genève. C’était il y a un peu plus de huit ans. Grâciée en 2013, l’avocate iranienne et spécialiste des droits de l’homme est à nouveau emprisonnée et condamnée à 148 coups de fouet. - SALVATORE DI NOLFI/EPA.

En France, ce sont les gilets jaunes qui se pavanent sur les ronds-points. Avant de passer le week-end dans la grande ville voisine ou dans la capitale pour casser quelques vitrines, histoire de se faire entendre des téléspectateurs distraits qui ont raté le récit de leurs passionnantes prestations sur une voirie provinciale.

En Iran, ce sont des femmes cheveux au vent qui osent s’afficher sur des ronds-points de Téhéran pour dénoncer l’obligation de porter le voile. Là, aucune télévision ne relaye leurs revendications. Et ces femmes ne mettent rien en danger ni personne, sinon leur propre vie. Pour sauver celles des autres. Et la civilisation iranienne.

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