Les bêtes sauvages aussi ont conscience de la mort

Dès 1972, la célèbre primatologue Jane Goodall a découvert que les chimpanzés, nos plus proches cousins, avaient une conscience de la mort. Elle a observé un singe de 8 ans, qui est resté allongé près de la dépouille de sa mère, en la touchant et en criant. D’autres observations indiquent que des mamans singes gardent avec elles, parfois durant plusieurs jours voire plusieurs semaines, le corps de leur petit décédé. On découvre aussi que des communautés de primates se rassemblent autour d’individus agonisants, pour en prendre soin. Les primates adoptent des comportements proches de celui des humains, estiment désormais les scientifiques, comme James Anderson, de l’Université de Stirling, en Grande-Bretagne. « Nos observations de la façon dont les chimpanzés réagissent à l’agonie ou au décès d’un compagnon indiquent que leur conscience de la mort est probablement bien plus développée qu’on ne l’imagine », écrit le chercheur.

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