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Gilets jaunes: la violence policière, cet éternel tabou français

Depuis le début des manifestations des «
gilets jaunes
» et les premiers recensements de blessés, vidéos explicites à l’appui, la rhétorique gouvernementale est la même
: publiquement, aucun haut responsable ne parlera de violences policières.
Depuis le début des manifestations des « gilets jaunes » et les premiers recensements de blessés, vidéos explicites à l’appui, la rhétorique gouvernementale est la même : publiquement, aucun haut responsable ne parlera de violences policières. - AFP

Vingt et une pages de déni, bien ficelées. Et un gros panneau « circulez, y’a rien à voir », agité sous le nez de l’ONU. Sommée par l’Organisation des Nations Unies d’enquêter sur « l’usage excessif de la force » au début du mois de mars par les forces de l’ordre pendant les manifestations des « gilets jaunes », la France a rejeté ce mercredi, en bloc, les critiques de l’organisation. Vingt et une pages d’arguments et de notes du ministère de l’Intérieur et de la justice français, que nos confrères du Monde ont pu consulter. Et qui laisse entrevoir une stratégie bien huilée pour se défendre : le cadre légal applicable. Aux oubliettes celui de la « manifestation », le gouvernement français utilise celui de « l’attroupement », à savoir « une manifestation qui a dégénéré dans la violence ».

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