Du «bon» CH4

Vieil ennemi des mineurs, le grisou est principalement composé de méthane (CH4), comme le gaz naturel. Il est naturellement produit par le charbon (on parle de « désorption ») lorsque l’activité humaine a perturbé les conditions de pression régnant sous terre. A la fin de l’exploitation minière, les puits belges ont été bouchés. Depuis, le grisou s’accumule dans les galeries. Normalement, le grisou peut trouver des voies naturelles pour s’échapper dans l’atmosphère… qu’il pollue (le méthane est un gaz à effet de serre). Mais s’il ne trouve pas d’échappatoire, la pression monte dans le puits, créant un réel risque d’explosion. L’intérêt de l’utiliser est donc double, à la fois environnemental et de sécurité. On notera que le gaz de mine d’Anderlues est très pur (94,5 % de méthane). Le charbon belge est particulièrement « grisoufère » : une tonne de charbon produit 14 m3 de gaz, contre 6 m3 en moyenne ailleurs. Une mine n’arrête de produire du grisou que si elle est noyée (la pression de l’eau empêche alors la libération du gaz).

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