Au Soudan, des centaines de milliers de manifestants prêts à tout pour obtenir ce qu’ils veulent

Les manifestants demandent aux militaires de ne pas s’affaler trop confortablement dans le fauteuil du pouvoir.
Les manifestants demandent aux militaires de ne pas s’affaler trop confortablement dans le fauteuil du pouvoir. - AFP.

Dès 16 h, les rues de Khartoum étaient étouffées par de longues files de voitures – drapeaux brandis par les fenêtres ouvertes, sono poussée à fond – s’acheminant vers le ministère de la Défense. C’est là qu’il y a deux semaines, le peuple soudanais a fait tomber son dictateur Omar al-Béchir. Dans les serpentins d’autos quasi à l’arrêt, des jeunes hommes alpaguent les conducteurs : « Tu veux un drapeau ? 150 livres, c’est pas cher ! – 150 livres, non mais tu plaisantes ! Allez, donne-le-moi pour 100 ! », râle Najla au volant de sa voiture. « Non, c’est 150 ! C’est la révolution, il faut s’entraider », argumente le vendeur à la sauvette. « Bon, allez, OK. »

La jeune pharmacienne arbore déjà des boucles d’oreilles aux couleurs de son pays, mais veut « une touche en plus pour faire corps avec les autres manifestants qu’elle va rejoindre », rigole-t-elle.

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