La suédoise n’aurait créé que 30.000 emplois

La baisse du coût du travail par le gouvernement Michel n’expliquerait même pas le dixième des créations d’emploi au cours des quatre dernières années.
La baisse du coût du travail par le gouvernement Michel n’expliquerait même pas le dixième des créations d’emploi au cours des quatre dernières années. - Pierre-Yves Thienpont.

Au cours de la législature qui s’achève, l’économie belge a créé un nombre d’emplois sans doute un peu moins important qu’au cours des périodes de reprise antérieures à la crise de 2008 (soit entre 1997 et 2001 ; et entre 2004 et 2008), mais néanmoins très substantiel.

De 2015 à 2018, on enregistre en effet une création nette de près de 230.000 emplois (229.800), dont 157.700 emplois salariés dans le secteur privé.

Le gouvernement fédéral sortant s’en félicite, assurant qu’une bonne partie de ces emplois nouveaux est la conséquence de la politique de modération salariale et de réduction du coût du travail – à savoir : le saut d’index d’avril 2015 et le « tax shift », le déplacement de la fiscalité et de la parafiscalité (cotisations de Sécurité sociale) du facteur travail vers d’autres bases fiscales, mis en œuvre à partir de 2016.

Vous désirez lire la suite ?
1€ le 1er mois
(sans engagement)
J'en profite
Chargement
A la une
Tous

En direct

Le direct