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Une idée pour le climat: revenir à l’essentiel, enlever le superflu

Pour Anne Teresa De Keersmaeker, «
le problème de base c’est notre arrogance. On considère que la nature est à notre service.»
Pour Anne Teresa De Keersmaeker, « le problème de base c’est notre arrogance. On considère que la nature est à notre service.» - DR.

Dans quelques semaines, Anne Teresa De Keersmaeker entraînera le public du Kunstenfestivaldesarts en pleine forêt pour y partager, avec une quarantaine de danseurs, une expérience hors du commun. Pas vraiment étonnant, s’agissant d’une artiste qui, depuis des années, accorde une importance primordiale à notre rapport avec la nature. « Je suis fille de fermier et j’ai vu les choses changer de façon radicale durant les 50 dernières années », explique-t-elle entre deux répétitions. « J’ai surtout vécu de très près la manière dont l’agriculture a changé. La production et la distribution de nourriture, c’est la plus grande industrie au monde et le lien direct entre la nature et l’homme. J’ai vu comment le passage à l’agriculture industrielle a entraîné la disparition du paysage et des paysans. Ce qui a modifié totalement notre rapport à la nature, à notre modèle de société. C’est trop facile de dire que c’est un truc de bobos. Les potagers urbains, c’est très bien. Mais ça ne suffira pas.

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