Biennale de Venise: le monde étouffant de Jos de Gruyter et Harald Thys

Un univers où la blancheur que certains voient comme un symbole de pureté rappelle plutôt ici les hôpitaux psychiatriques.
Un univers où la blancheur que certains voient comme un symbole de pureté rappelle plutôt ici les hôpitaux psychiatriques. - D.R.

Ceux qui croyaient que le petit milieu du monde l’art était un univers à part savent désormais qu’il n’en est rien. À la Biennale d’art de Venise comme partout ailleurs, un sujet est sur toutes les lèvres : le temps. Pas le temps qui passe et qu’on retrouve dans bon nombre de propositions artistiques mais le temps qu’il fait : cette grisaille où quelques rayons de soleil ont du mal à percer.

Les habitués de la Biennale ne parviennent pas à s’y faire. En mai 2019, on se promène dans les Giardini et à l’Arsenal avec pull à col roulé, manteau en laine ou veste matelassée et une solide provision de mouchoirs jetables. « Tu crois qu’il va vraiment pleuvoir demain » s’inquiète une galeriste française qui a oublié de regarder les prévisions météo avant de venir. Il suffit pourtant de pénétrer dans les pavillons nationaux pour constater qu’en 2019, la question du climat est au centre des préoccupations de bon nombre d’artistes.

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