En finir avec le mythe de «l’Asperger génial»

Hans Asperger donna son nom aux enfants autistes qui lui paraissaient plus intelligents. Classifiant les «
bons
» autistes, ayant une chance d’être «
intégrés socialement
» et d’avoir une «
valeur économique
».
Hans Asperger donna son nom aux enfants autistes qui lui paraissaient plus intelligents. Classifiant les « bons » autistes, ayant une chance d’être « intégrés socialement » et d’avoir une « valeur économique ». - IMAGNO / Roger-Viollet.

Longtemps, la figure de Hans Asperger, psychiatre autrichien né en 1906, aura été auréolée de courage et de bienveillance, pour avoir sauvé nombre d’enfants handicapés de la persécution nazie. Mais c’est un tout autre visage de ce « Schindler des enfants autistes » que dévoile l’historienne américaine Edith Sheffer. Dans son ouvrage « Les enfants d’Asperger », elle écrit : « S’il aide effectivement les enfants qu’il estime capables d’apprendre, allant jusqu’à prendre la défense de leurs handicaps, il fera, en revanche peu de cas de ceux qu’il pense lourdement handicapés. Or, un tel jugement négatif avait, sous le IIIe Reich, valeur de condamnation à mort, et ce fut effectivement ce qui advint à nombre d’enfants évalués par Asperger… »

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