En Turquie, les familles nombreuses n’ont plus la cote

L’indice de fécondité des Turques se situe aujourd’hui juste au-dessus du seuil de renouvellement des générations. Un constat qui désespère le président Erdogan...
L’indice de fécondité des Turques se situe aujourd’hui juste au-dessus du seuil de renouvellement des générations. Un constat qui désespère le président Erdogan... - Reuters.

Nuray, vétérinaire de 46 ans, est l’heureuse maman de Gamze, 13 ans, et Uzay, 10 ans. Deux enfants – une fille, un garçon –, exactement comme cette grande brune aux lunettes rouges et son mari l’avaient souhaité. « Economiquement, on s’en sort tout juste », explique-t-elle. « Physiquement, j’ai l’impression d’être débordée, entre le travail la journée et la maison à gérer le soir. Mon mari aurait voulu plus d’enfants. Pour moi, c’était hors de question. »

L’histoire de cette Stambouliote illustre les mutations du modèle familial turc ces dernières décennies. Nuray a grandi dans une fratrie de six frères et sœurs. Dans la Turquie de la fin des années 1960-début des années 1970, c’était parfaitement banal – au grand dam des autorités, qui avaient amorcé à l’époque une politique de limitation des naissances.

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