Jean Ray, maître de l’épouvante, entre ombre et mensonge

L’affiche du film adapté du célèbre roman «
Malpertuis
» de Jean Ray.
L’affiche du film adapté du célèbre roman « Malpertuis » de Jean Ray. - Paul Herman.

Dans le roman Trafic aux Caraïbes, Henri Vernes, l’auteur de Bob Morane fait le portrait de Tiger Jack : «  L’œil gris-vert, un peu globuleux sous de lourdes paupières, avait la froideur d’éclats de verre, le nez courbe d’Indien des plaines faisait songer à un fer de hache et la bouche grande, sans lèvres, serrée et aux commissures légèrement tombantes, avait tout du piège. En outre, ce visage qui, au Moyen Âge, aurait immanquablement fait penser à un masque de bourreau, ne semblait pas taillé dans de la chair, mais dans une matière grise comme la pierre ponce, une matière que tous les soleils, tous les vents avaient caressée, mais sans la marquer. »

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