Gazeta Wyborcza, trente ans plus tard, retrouve sa place, contre les ennemis de la démocratie

La Une du premier numéro de Gazeta le 8 mai 1989 avec le visage de Lech Walesa, et le slogan « pas de liberté sans solidarité » (Nie ma wolnosci bez Solidarnosci’ affichée sur le batiment de Gazeta, au centre de Varsovie
La Une du premier numéro de Gazeta le 8 mai 1989 avec le visage de Lech Walesa, et le slogan « pas de liberté sans solidarité » (Nie ma wolnosci bez Solidarnosci’ affichée sur le batiment de Gazeta, au centre de Varsovie

« Adam, une fois encore, montre à tous que ce qui est bon est possible en politique. Il y a trente ans, c’est la philosophie d’Adam Michnik qui a épargné à la Pologne un grand conflit, c’était pourtant encore plus difficile de trouver des points communs à l’époque. Je vous en conjure : ne regardez pas ce qui nous divise mais ce qui nous rassemble. Tous les grands accomplissements politiques en Pologne depuis 30 ans ont été réalisés parce qu’on est allé au-delà des lignes de conflit en trouvant un langage commun. » C’est Donald Tusk, président du Conseil européen, qui implorait ce vendredi soir les Polonais venus fêter les 30 ans de Gazeta Wyborcza. Cet Adam Michnik auquel s’adresse l’homme dont beaucoup espèrent le retour sur la scène politique polonaise, est le créateur et le rédacteur en chef mythique du journal né en 1989 dans la foulée de Solidarnosc, le syndicat ouvrier tombeur du régime communiste. C’est un éditorial de Michnik titré « Votre président, notre Premier ministre ».

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