Grand format - Plongée à Lesbos, dans le «pire camp de migrants au monde»

Environ 4.900 personnes vivent dans le camp de Moria, le chiffre pouvant monter jusqu’à 8.500 à la fin de l’été alors que les infrastructures sont prévues pour 3.100 personnes.
Environ 4.900 personnes vivent dans le camp de Moria, le chiffre pouvant monter jusqu’à 8.500 à la fin de l’été alors que les infrastructures sont prévues pour 3.100 personnes. - Pierre-Yves Thienpont.

Ils forment un petit groupe sous les oliviers, bêche et pioche en main à se fatiguer sur un bout de terrain. Des Afghans, jeunes pour la plupart. La bonne humeur et le paysage bucolique feraient presque oublier où l’on se trouve : le camp de migrants de Moria sur l’île de Lesbos, en Grèce. Plus précisément, dans son extension, le camp informel d’Olive Rove, « l’oliveraie », un joli nom quand on pense aux qualificatifs utilisés jusque-là. « Pire camp de migrants au monde », « enfer sur terre », « Guantánamo européen »… Pas question de jardinage pour ces Afghans, avec un peu de chance le petit espace qu’ils préparent pourra accueillir une nouvelle tente, celle du centre communautaire que Zekria Farzad et ses jeunes associés ambitionnent d’animer. L’ancien prof d’anglais, 40 ans, a déjà préparé le planning des cours niveau débutant, moyen, avancé. Reste à obtenir le feu vert des autorités du camp. Ce qui n’est pas gagné. Mais ce centre, c’est une façon de reprendre la main sur sa vie, explique Zekria Farzad.

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