Myriam Leroy et Marguerite d’Autriche

« Dans mon histoire, la mort trouve toujours un chemin. Celui d’un accident de chasse : quand mon époux s’éteint je suis enceinte. Ensuite je ne le suis plus. Ensuite je suis anéantie. Mais j’ai encore 25 ans à vivre dans la béance de cette absence. Je suis riche à présent, la belle affaire. À quoi sert donc l’argent d’une éternelle douairière… Je le donne à des poètes, à des peintres. Et je fais construire un mausolée pour inscrire notre idylle dans l’éternité (…) À l’heure du trépas, je m’allongerai enfin contre le flanc de mon aimé. Je ne veux pas d’autre peau, je refuse toute union, rien que l’idée de respirer par mégarde un autre souffle m’est insupportable. Je serai seule. Seule et puissante, comme le sont les femmes seules.(…) Mais mon ventre restera sec, mes bras seront vides. »

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