Le poème «Lande et Souvenir», de Paulo Teixera

« Une étrange montagne couleur de terre sombre, la basilique byzantine – ce vague silo de Dieu – avec le gazomètre de la coupole et les pointes des flèches glauques qui s’élèvent, intactes, dans la lumière du matin. Suivant l’inclinaison forte de l’endroit et au milieu de la sourdine générale, entamons la descente rapide jusqu’au marais : avec son apparence de trèfles solitaires, un reste de brouillard nuance les couleurs où se diluent les immeubles sociaux et les édifices aux fenêtres larges comme des vitrines qu’on dirait transplantés d’une quelconque riviera, ici, à je ne sais combien de lieues de la mer. Ce qui nous apparaît comme la lisière d’un bois n’est qu’un sentier, une haie de platanes qui lancent des arêtes de voûte dans l’azur et comme un haut fossé cache au regard la tour du château de Rivieren.

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