Dialogue, bière et élections: voilà comment Nicosie tente d’abattre le dernier mur européen

Au moins 6.700 personnes perdent la vie ou sont portées disparues sur les deux fronts
Au moins 6.700 personnes perdent la vie ou sont portées disparues sur les deux fronts - D.R.

Seuls des barbelés séparent la maison de Fatima Azgin de la « ligne verte », la zone tampon qui divise l’île de Chypre en deux. Si l’adresse de son habitation est toujours « rue Tevfik Fikret 8 », cette rue n’existe plus sur la carte. Elle a disparu sous la terre aride et les mauvaises herbes. « À l’époque, l’entrée se trouvait ici, mais vu qu’elle est barrée, nous utilisons une porte latérale. » Un convoi militaire passe à toute allure devant elle, mais Fatma n’y prête pas attention. Jusqu’à ce qu’un soldat turc pointe la clôture du doigt : « Vous ne pouvez ni filmer ni prendre de photos aux abords de la ligne verte. Supprimez les images et montrez-moi vos papiers. » Fatma Azgin est surprise. « Ça ne m’était jamais arrivé avant. » Cela fait 45 ans que le conflit avec la Turquie a pris fin, mais Nicosie reste la dernière capitale divisée du monde. Les Chypriotes turcs au nord et les Chypriotes grecs au sud. Au milieu, un no man’s land de 180 kilomètres de long gardé par les Casques bleus.

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