Les Algériens face à une élection sans vrais candidats

Venue en force vendredi dernier, la police a empêché les manifestants de se réunir devant la Grande Poste à Alger, comme ils le faisaient toujours.
Venue en force vendredi dernier, la police a empêché les manifestants de se réunir devant la Grande Poste à Alger, comme ils le faisaient toujours. - EPA.

Le scénario qui se développe en Algérie se singularise par une extraordinaire originalité et un nombre étonnant de rebondissements. Depuis le 22 février, date des premières grandes manifestations à travers le pays contre la candidature du vieux président sortant grabataire Abdelaziz Bouteflika, les informations donnent le tournis : « Boutef »-la-momie a été démissionné le 3 avril par le chef de l’armée qui, à cette occasion, a dû jeter bas le masque et assumer le rôle politique prépondérant de son institution, d’ex-responsables militaires et civils ont ensuite été jetés en prison ainsi que plusieurs richissimes hommes d’affaires dans ce qui ressemble plus à une purge qu’à un changement de régime, la « rue » continue chaque vendredi à montrer sa puissante autant que pacifique résolution à venir à bout système, et enfin, il apparaît que les élections présidentielles que l’armée avait fixées au 4 juillet ne pourront pas se tenir comme prévu.

Vous désirez lire la suite ?
1€ le 1er mois
(sans engagement)
J'en profite
Chargement
A la une
Tous

En direct

Le direct