Ces frontières disparues qui divisent les Européens

©Sylvain Piraux
©Sylvain Piraux

C’est l’histoire d’une frontière qui n’existe pas, ou plutôt qui n’existe plus que pour ceux qui la protègent. Longue de 277 kilomètres et parsemée de 217 points de passage carrossables, la frontière franco-belge, qui court à travers un plat pays où alternent champs de betterave, forêts, canaux et une conurbation lilloise d’une extrême densité, a toujours été très difficile à contrôler. Une sorte de gruyère finalement. « Quand Napoléon crée la Belgique comme État tampon aux frontières nord du pays, il impose une frontière qui n’existait pas de manière naturelle. Cela génère une fluidité de mobilité énorme qui a toujours été là, d’où la nécessité d’une coopération policière », note la directrice adjointe de la police judiciaire de Lille Magali Caillat.

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