Migration: quand la science se penche sur les naufrages en Méditerranée

«
Je crois que l’Italie sait très bien qu’elle viole le droit
», observe Charles Heller, l’un des chercheurs associés.
« Je crois que l’Italie sait très bien qu’elle viole le droit », observe Charles Heller, l’un des chercheurs associés. - Sylvain Piraux

Bateau, 68 personnes à bord, besoin d’assistance au 33-58, 8N 012.8E au 2716523 MAR. Est demandé aux bateaux à proximité une surveillance intense, porter secours si possible. » Pendant 10 jours, le message d’alerte envoyé par le centre de secours de Rome sera diffusé toutes les quatre heures. Le bateau, un zodiac surchargé avec non pas 68 mais 72 personnes à bord, venait de quitter la Libye alors en pleine guerre civile – on est en avril 2011 – et il s’approchait de la zone de secours italienne. Il dérivera pendant 14 jours sans assistance jusqu’à s’échouer sur la côte libyenne, avec seulement 11 survivants à bord. Une femme mourra encore sur la plage, un homme dans le centre de détention où ils seront envoyés.

La zone était pourtant quadrillée par des dizaines de navires de l’Otan. Comment le bateau a-t-il pu être abandonné dans la zone maritime, alors la plus surveillée au monde ?

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