Un décalage flagrant

Victoria Austraet, l’élue de DierAnimal, une liste aillant recueilli seulement 1
,32
% des suffrages.
Victoria Austraet, l’élue de DierAnimal, une liste aillant recueilli seulement 1 ,32 % des suffrages. - D.R.

Lorsqu’ils ont sorti la Région bruxelloise du frigo institutionnel, en 1989, Philippe Moureaux et Jean-Luc Dehaene lui ont donné une ossature bicommunautaire. Le prix à payer pour que la Flandre lâche cette concession ; la conception, aussi, d’une capitale vue comme une Belgique miniature, peuplée de francophones et de néerlandophones.

Trente ans plus tard, Bruxelles lutte avec Dubaï pour le statut de cité la plus cosmopolite au monde (184 nationalités au compteur), la plupart de ses citoyens se définissent comme bruxellois plutôt qu’adeptes des idiomes d’Adeline Dieudonné ou Dimitri Verhulst… Et pourtant, les institutions bruxelloises restent crispées sur leur fracture linguistique. La parité au sein de l’exécutif n’est que le juste reflet, dit-on, de celle du fédéral… Et tant pis si des compétences telles que les allocations familiales ou la santé vivent dans la complexité des doubles majorités et casquettes ministérielles…

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