Pour ces malades d’Alzheimer, jouer à la poupée est tout sauf un jeu

Esther Alonso, 89 ans, atteinte d’Alzheimer, a créé un lien très fort avec les poupées.
Esther Alonso, 89 ans, atteinte d’Alzheimer, a créé un lien très fort avec les poupées. - Carlos Rosillo

Dès qu’il la voit, le visage de Vicente Pérez s’illumine. Il tend les bras pour saisir la poupée qu’on lui présente. « Qu’est-ce que tu es mignonne ! », lui dit-il, le sourire aux lèvres. Cet homme grand et fort, qui fut autrefois maçon, a aujourd’hui 90 ans et est atteint d’Alzheimer.

Dans la maison de retraite où il vit, on nous explique que cela fait près de deux ans qu’il n’interagit presque plus du tout avec son environnement et que ses enfants sont très émus lorsqu’il se met à chanter des berceuses à cette poupée qu’il prend pour un bébé. Lui qui, dans sa jeunesse, n’était pas particulièrement tendre avec ses enfants couvre désormais de bisous ce qui peut ressembler à un jouet, mais est en réalité une véritable thérapie. Cette poupée l’aide à se détendre, à rester concentré, à échanger pour quelques instants ses habits de patient contre ceux de soignant.

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