Un sommet européen qui a fait beaucoup de victimes

Aucun des trois «
spitzenkandidaten
» (le socialiste Timmermans, la libérale Vestager et le démocrate-chrétien Weber) n’a rassemblé de majorité sur son nom, ce qui sonne le glas de ce mode de désignation du président de la commission européenne.
Aucun des trois « spitzenkandidaten » (le socialiste Timmermans, la libérale Vestager et le démocrate-chrétien Weber) n’a rassemblé de majorité sur son nom, ce qui sonne le glas de ce mode de désignation du président de la commission européenne. - REUTERS

En actant, dans la nuit de jeudi à vendredi, qu’aucun des trois candidats à la présidence de la Commission européenne issus des grandes familles politiques (le démocrate-chrétien Weber, le socialiste Timmermans et la libérale Vestager) n’a réussi à rassembler de majorité sur son nom, les 28 chefs d’Etat ou de gouvernement ont tué le processus des « spitzenkandidaten », barré trois personnalités qui s’étaient engagées avec leur soutien dans la bagarre, et humilié le Parlement européen (PE). Au citoyen, on a promis que son vote pour le Parlement européen déterminerait le choix du prochain président de la Commission. Mais au bout du compte, ce sont les chefs d’Etat ou de gouvernement qui vont, comme au bon vieux temps, mitonner un partage des postes à l’abri des regards avant de sortir les heureux élus de leur chapeau. Les victimes sont tombées, ou le seront bientôt, par le fait d’un gâchis qui a beaucoup de pères et de mères.

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