«Tchaïka»: une femme avec une femme

La marionnette à taille humaine, sorte de double vieilli de l’actrice qui la manipule.
La marionnette à taille humaine, sorte de double vieilli de l’actrice qui la manipule. - Michael Gálvez

Natacha Belova porte un nom qui pourrait sortir tout droit d’une pièce de Tchekhov. En fait, sa vie même entre en résonance avec le théâtre russe puisqu’elle est littéralement née dedans. Fille d’un grand acteur russe engagé à l’année dans un théâtre à Toula, près de Moscou, Natacha Belova a toujours considéré la scène comme un espace parallèle au réel. « Pour mon père, le théâtre était une religion, le sens de sa vie », se souvient celle qui est devenue une créatrice réputée de marionnettes, mais aussi de costumes et de décors. « Dans le quotidien soviétique de l’époque, le théâtre était son espace de liberté, d’évasion, mais source de frustration aussi car mon père se sentait prisonnier d’un système qui décidait tout pour lui : ce qu’il devait jouer et avec quel metteur en scène. »

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