La philosophe Sylviane Agacinski au «Soir»: «Prétendre que notre corps est un bien, c’est dire qu’il peut avoir une valeur marchande»

Pour Sylviane Agacinski, «
demander à une femme de vivre une grossesse, pendant neuf mois jour et nuit, et d’accoucher d’un enfant pour le remettre à des tiers, c’est réduire cette femme à un rôle d’incubateur.
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Pour Sylviane Agacinski, « demander à une femme de vivre une grossesse, pendant neuf mois jour et nuit, et d’accoucher d’un enfant pour le remettre à des tiers, c’est réduire cette femme à un rôle d’incubateur. » - D.R.

Entretien

L’homme moderne veut dominer la nature et changer sa nature. S’affranchir de la chair et surmonter son état de « mammifère sous-développé ». D’acun-e-s rêvent même, progrès scientifiques aidants, de produire leur descendance en laboratoire…

Tout cela inquiète la philosophe française Sylviane Agacinski qui, depuis de nombreuses années, travaille sur les questions de genre et la bioéthique. Dans L’homme désincarné, qu’elle vient de faire publier dans la petite collection Tracts, chez Gallimard, elle nous invite à réfléchir sur ce qu’elle tient pour une dérive de l’ultralibéralisme.

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