Christine Lagarde, une femme de droit(e) à la tête de la BCE

Il est souvent reproché à Christine Lagarde de ne pas être économiste, mais l’argument n’a pas la force de son apparente évidence.
Il est souvent reproché à Christine Lagarde de ne pas être économiste, mais l’argument n’a pas la force de son apparente évidence. - AFP.

Christine Lagarde, qui doit prendre les rênes de la Banque centrale européenne (BCE) le 1er novembre prochain, n’aura guère l’occasion de se reposer sur les lauriers de son prédécesseur, Mario Draghi, dont on a dit, à raison, qu’il avait sauvé (au moins temporairement) la monnaie unique. La reprise économique s’est avérée peu dynamique et, surtout, fragile. Depuis le deuxième semestre de 2018, la conjoncture a faibli au sein de la zone euro, sous l’effet d’un ralentissement du commerce mondial qui n’a pas pu être composé par un regain de croissance interne.

Réunissant des économies hétérogènes, l’union monétaire reste incomplète. Elle n’est toujours pas armée pour faire face à une nouvelle récession, en l’absence notamment d’un budget commun ; ou pour résister à une nouvelle crise bancaire ou financière – il n’y a pas d’assurance européenne des dépôts bancaires, alors que le fonds commun de sauvetage des banques serait incapable de conjurer une réplique de la crise de 2008.

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