Jakob Lenz Le destin tragique d’un poète schizophrène

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Jakob Lenz
» à la Monnaie en 2015.
« Jakob Lenz » à la Monnaie en 2015. - B. Uhlig

Sous la direction hallucinée de Metzmacher, après Bruxelles en 2015, Aix-en-Provence vient de faire un retentissant triomphe à cette fabuleuse production qui élève l’opéra de chambre du jeune Rihm (il a 27 à la création) au rang de chef-d’œuvre de la seconde moitié du XXe siècle.

Créée à Hambourg en 1979, l’œuvre raconte les derniers jours du poète Jakob Lenz qui sombre dans une irrévocable schizophrénie dont ne peuvent le tirer ni l’humanité du pasteur Oberlin (émouvant Wolfgang Bankl), ni l’ironie cruelle du médecin Kaufmann (terrifiant John Daszak). L’essentiel du propos repose toutefois sur le personnage de Lenz, incarné ici comme à Bruxelles par l’incandescent Georg Nigl, chanteur visionnaire et acteur démesuré qui épouse à fond toutes les intentions de la mise en scène au scalpel d’Andrea Breth.

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