Cécile Alduy au «Soir»: «Il n’y a pas eu moins de langue de bois après les gilets jaunes»

Le langage peut être un filtre, selon Cécile Alduy. Pour elle, il faut donc parler, en matière de climat, d’«
urgence
» plutôt que de «
changement
», comme plusieurs dizaines de militants le demandaient voici quelques semaines devant le siège du «
New York Times
».
Le langage peut être un filtre, selon Cécile Alduy. Pour elle, il faut donc parler, en matière de climat, d’« urgence » plutôt que de « changement », comme plusieurs dizaines de militants le demandaient voici quelques semaines devant le siège du « New York Times ». - Reuters.

Entretien

La langue et, en droite ligne, l’usage que peuvent en faire les politiques. Voilà un domaine qui occupe beaucoup de la vie académique et intellectuelle de Cécile Alduy, professeure de littérature française à l’université de Stanford. Les derniers débats autour des mots à utiliser pour évoquer le dérèglement climatique ou ceux concernant l’écriture inclusive ne l’ont logiquement pas laissée indifférente. Elle a accepté de nous livrer ses réflexions sur ces deux sujets ainsi que sur l’évolution du langage politique à la faveur du dernier scrutin européen et du mouvement des gilets jaunes.

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